
Capri, tulle et cuir court : pourquoi les femmes les plus stylées ont décidé de ne plus cacher leur lingerie
Quelque chose a bougé sur les podiums Printemps/Été 2026. Le capri est revenu. La lingerie est sortie. Et quelque part entre les deux, une nouvelle silhouette a émergé qui n’a rien à voir avec la pudeur et tout à voir avec le fait de savoir exactement qui l’on est.
Le capri, réécrit
Soyons honnêtes : le capri traînait des casseroles. Pendant des années, c’était le pantalon qu’on associait aux salles d’embarquement et aux dîners de vacances. La version du début des années 2000, taille basse et vaguement sportive, n’a pas aidé. Mais les défilés Printemps/Été 2026 ont réécrit l’histoire de A à Z.
Chez Versace, les capris sont arrivés en blocs de couleurs vives et en proportions taillées au couteau, canalisant le glamour eighties dans une coupe résolument moderne. Ralph Lauren a pris le contrepied, les habillant de laine structurée pour un look qui pourrait entrer dans un conseil d’administration sans ciller. Isabel Marant les a emmenés du côté bohème, plus longs, plus souples, dans des tons neutres qui murmurent la Côte d’Azur. Et chez Proenza Schouler, des capris noirs à ourlets froissés étaient stylés sous des robes, prouvant que la silhouette sait jouer avec les autres.
La différence 2026 ? Tout est dans la proportion. Taille plus haute. Coupe plus ajustée. L’ourlet tombe au point le plus fin du mollet, pas au plus large, et ça change tout. Vogue France a repéré le tournant tôt, consacrant des articles aux trois manières de porter le capri ce printemps et aux chaussures qui font chanter cette silhouette.
Hors podium, Bella Hadid a confirmé le virage. Photographiée dans un capri Vichy rouge et blanc avec un dos-nu et des ballerines écarlates, elle a transformé la silhouette en quelque chose qui aurait pu sortir d’un plateau de cinéma des années 50. Hailey Bieber a joué la carte du chic, associant un capri à pois à des mules à talons pour cette énergie "je n’essaie pas mais je sais exactement ce que je fais." Emily Ratajkowski a prouvé que la silhouette fonctionne en noir total : veste plongeante, capri assorti, mules à talons. La simplicité à l’état pur, gage de réussite.
La lingerie, enfin libre
L’autre révolution du printemps 2026 a été plus lente à se construire, mais elle est désormais impossible à ignorer. La lingerie a quitté la chambre. Pas de manière provocante, pas de manière rebelle, mais avec cette confiance tranquille de quelque chose qui a toujours été fait pour être vu.
Vogue France a exploré ce basculement en profondeur, décryptant comment les bodies, les corsets et les couches transparentes sont passés de l’intimité à la pièce maîtresse du look. La clé n’est jamais l’exposition pour elle-même. C’est toujours le jeu de superposition, la révélation, la suggestion. Une brassière en dentelle aperue sous un blazer entrouvert raconte une autre histoire qu’une brassière portée seule. La première est du style. La seconde est un choix. Les deux sont valides, mais ce n’est pas le même geste.
C’est précisément le territoire que Lumey travaille depuis sa création. La maison française dessine chaque pièce pour exister à l’exacte intersection de la lingerie et du prêt-à-porter, avec des matières qui rendent la question "c’est de la lingerie ou un haut ?" sincèrement impossible à trancher. Leur tulle velours flocké en est l’exemple parfait : un tissu où le motif de velours crée des zones d’opacité et de transparence qui bougent avec celle qui le porte. Sous un éclairage, c’est un top. Sous un autre, c’est de la lingerie. Sous tous les éclairages, c’est la texture la plus intéressante de la pièce.
Portrait de la femme à qui ce look parle
Imaginez-la. Elle prend le métro mais elle met du parfum pour le faire. Elle lit Sagan sur son téléphone et Didion en poche. Elle travaille dans un milieu où le dress code a été écrit par des hommes, et elle le réécrit chaque matin sans jamais en faire le commentaire. Elle possède un excellent blouson en cuir, deux paires de chaussures qu’elle porte vraiment, et un tiroir à lingerie qui a cessé d’être un secret le jour où elle a compris que le cacher revenait à se cacher elle-même.
Le mot "effortless" ne l’intéresse pas. Elle sait ce que l’effort veut dire. Ce qui l’intéresse, c’est l’intention. Le bon tulle sous le bon cuir, le bon talon avec le bon crop. Pas parce qu’on le lui a dit, mais parce qu’elle s’est regardée dans le miroir et que le miroir était d’accord.
Si Diana Vreeland était encore là, elle l’aimerait probablement. "You don’t have to be born beautiful to be wildly attractive," disait-elle. Cette femme ne discuterait pas. Elle sourirait, commanderait un café chez Grave dans le Marais, en portant du tulle à 14h un mardi, parce que personne ne lui a dit qu’elle ne pouvait pas.
Notre sélection printemps
Nous avons construit cette sélection autour d’une seule idée : une femme qui porte la lingerie en ville. Pas parce que c’est tendance. Mais parce qu’elle le faisait déjà avant que quiconque appelle ça une tendance.

Le point de départ : le Top Halter 11.14 de Lumey, en tulle velours flocké. Coupe halter, noué à la nuque, fabriqué en France. Le velours flocké joue avec la lumière d’une manière qui rend impossible de détourner le regard. Sous une veste, le tulle apparaît au col et à la taille, révélant juste assez. Sans la veste, il devient tout le propos.
Par-dessus : un trench court en cuir de Reformation, l’une des pièces phares de la saison selon la sélection printemps de Vogue France. La coupe courte libère la taille, ce qui signifie que le tulle est visible exactement aux bons endroits. Cuir et tulle ensemble créent cette tension entre dur et doux, structure et transparence, qui définit les silhouettes de printemps les plus convaincantes.
En bas : un pantalon capri de Totême. Noir, taille haute, ajusté. Le monochrome garde tout le focus sur le tulle. La coupe cropée, associée à la bonne chaussure, crée une ligne verticale continue qui allonge la silhouette. C’est le capri dans sa version la plus épurée.
Le sac : le Donna de Khaite, un modèle cylindrique qui est devenu discrètement l’une des formes les plus désirées de l’année. Architectural et minimal, il sert le look sans entrer en compétition.
Les chaussures : les sandales Vittoria de Gucci, un talon kitten entre-doigts qui fait exactement ce que le capri demande. Légère élévation, design minimal, maximum de jambe. La chaussure disparaît dans le look, et c’est le plus beau compliment qu’une chaussure puisse recevoir.
Où elle le porte
Vogue France a récemment publié un guide des meilleures adresses pour un tea time ou un rendez-vous parisien. Le genre d’endroits où le décor est aussi pensé que la carte, et où personne n’a l’air déplacé parce que tout le monde a l’air d’être chez soi. Grave, niché dans le Marais, est de ceux-là. Tables en bois sombre, tasses en céramique artisanale, un espresso qui a l’air de se prendre au sérieux.
Imaginez-la là. Le trench court drapé sur le dossier de la chaise. Le tulle qui capte la lumière de l’après-midi à travers la vitre. Une trace de rouge à lèvres sur une serviette. Elle n’attend personne. Elle est exactement là où elle a choisi d’être, portant exactement ce qu’elle a choisi de porter. Et cette certitude tranquille est l’accessoire le plus convaincant de tous.
Une pièce, plusieurs vies
Ce qui fait qu’un tel look fonctionne au-delà d’une seule occasion, c’est la polyvalence de la pièce centrale. Le même top halter, sous un blazer marine avec un pantalon droit et des mocassins, devient suffisamment tranchant pour un dîner qui compte. Avec un Levi’s vintage et des sandales plates, c’est le samedi matin au marché. Avec rien d’autre et une paire de talons, c’est minuit dans le 6ème.
C’est la promesse de vêtements conçus là où la lingerie rencontre le prêt-à-porter. Des vêtements qui comprennent qu’une femme n’est jamais qu’une seule version d’elle-même.
Toute la collection Lumey est imaginée et confectionnée en France.





















Laisser un commentaire
Ce site est protégé par hCaptcha, et la Politique de confidentialité et les Conditions de service de hCaptcha s’appliquent.